
Durée : 14h | À suivre selon les horaires de la session choisie
Évaluation de début de formation
Module 1 : Le sommeil normal et l’installation du rythme jour/nuit au cours des 6 premières années de la vie (0 – 6 ans)
Module 2 : Analyse et interprétations de cas cliniques autour du sommeil de l’enfant au cours des 6 premières années de vie
Module 3 : Prévention des troubles du sommeil chez le jeune enfant : posture et démarches cliniques du pédiatre
Module 4 : Analyse et interprétation de cas cliniques autour de la prévention des troubles du sommeil du jeune enfant
Module 5 : Rôle du pédiatre dans le diagnostic, la guidance parentale et la prise en charge des troubles du sommeil et des comorbidités chez le jeune enfant
Module 6 : Analyse et interprétation de cas cliniques autour des troubles du sommeil du jeune enfant – Partie 1
Module 7 : Analyse et interprétation de cas cliniques autour des troubles du sommeil du jeune enfant – Partie 2
Module 8 : Rôle du pédiatre dans le diagnostic, le suivi et l’orientation coordonnée des troubles du sommeil de l’enfant de plus de 6 ans et de leurs comorbidités
Module 9 : Analyse et interprétation de cas cliniques autour troubles du sommeil et leurs comorbidités chez l’enfant de plus de 6 ans
Module 10 : Rôle du pédiatre dans le diagnostic, l'accompagnement et la coordination des soins face aux troubles du sommeil et aux comorbidités de l'adolescent
Module 11 : Analyse et interprétation de cas cliniques autour des troubles du sommeil et leurs comorbidités chez l’adolescent
Évaluation de fin de formation
Le suivi de l'intégralité des parties de cette formation est nécessaire pour valider votre formation DPC et percevoir votre indemnisation (dans la limite de votre quota annuel)
L'insomnie du jeune enfant constitue un motif très fréquent de consultation en pédiatrie. Elle est caractérisée par une plainte concernant une insatisfaction liée à la quantité ou la qualité du sommeil associée à des difficultés d’endormissement, des difficultés de maintien du sommeil et/ou un réveil matinal précoce (Association, 2013). Les troubles du sommeil concernent entre 25 et 50% des enfants de moins de cinq ans (Ottaviano et al., 1996; Owens, 2001; Owens et al., 2000), l'insomnie comportementale représentant environ 70% des cas (Kahn et al., 1989). Ces troubles ne sont pas bénins : ils sont associés à une augmentation des troubles du comportement, des difficultés de régulation émotionnelle, une hypersensibilité au stress ainsi qu'à des altérations des performances cognitives et des apprentissages lorsque les difficultés persistent. En l'absence d'une prise en charge adaptée, les troubles du sommeil ont tendance à se chroniciser et à perdurer au-delà de la petite enfance (Calhoun et al., 2017; Zuckerman et al., 1987).
L'impact dépasse largement l'enfant lui-même. Les réveils nocturnes répétés et les difficultés d'endormissement entraînent une altération importante de la qualité de vie familiale avec une diminution de la qualité et de la durée du sommeil des parents, une augmentation du stress parental et un risque accru d'épuisement (Anders et al., 2026). Les troubles du sommeil représentent ainsi un véritable enjeu de santé publique, tant par leur fréquence que par leurs conséquences développementales, familiales et sociétales (Varma et al., 2020).
Les pédiatres sont les professionnels de premier recours pour le repérage, le diagnostic et la prise en charge de ces troubles. Or, le diagnostic de l'insomnie de l'enfant est essentiellement clinique et nécessite de distinguer les causes organiques, psychologiques, environnementales et comportementales. Cette démarche diagnostique est parfois complexe et conditionne directement le choix d'une prise en charge adaptée (Challamel et al., 2023). Malgré cette place centrale des pédiatres, la formation initiale consacrée à la médecine du sommeil reste limitée, avec seulement quelques heures d'enseignement au cours du cursus médical, ce qui contribue à une hétérogénéité des pratiques professionnelles (Mindell et al., 2013).
Les recommandations internationales, notamment celles de l'Académie américaine de médecine du sommeil (AASM), ainsi que les données les plus récentes de la littérature scientifique, recommandent en première intention une prise en charge comportementale de l'insomnie du jeune enfant (Lecuelle et al., 2024). Les interventions issues des thérapies cognitivo-comportementales ont démontré leur efficacité, avec une amélioration clinique de 94% et une efficacité moyenne de 80% des techniques comportementales (Ma et al., 2018; Meltzer & Mindell, 2014; Morgenthaler et al., 2006).
Ces enjeux résonnent directement avec les problématiques soulevées par la feuille de route interministérielle de la DGS. Elle met en lumière des défis majeurs de santé publique : le fardeau de la dette de sommeil chez les jeunes, l'exposition précoce aux écrans, le risque élevé de burn-out parental, ainsi que la nécessité d'opérer un virage préventif. Il souligne également l'urgence d'éviter l'errance thérapeutique et les prescriptions médicamenteuses inappropriées ou l'automédication (notamment l'usage des antihistaminiques ou le mésusage de la mélatonine) au profit d'interventions non médicamenteuses validées.
Dans ce contexte, cette action de DPC vise à permettre aux pédiatres de s'approprier les recommandations de bonne pratique concernant l'évaluation clinique des troubles du sommeil du jeune enfant, le diagnostic différentiel des différentes formes d'insomnie et la mise en œuvre des interventions comportementales validées, afin d'améliorer la qualité, la sécurité et l'efficacité de la prise en charge des enfants et de leurs familles.
Cette action est un programme en formation continue de 14 heures à suivre selon les horaires de la session choisie.
Le suivi de l'intégralité de la formation est nécessaire pour valider votre formation DPC et percevoir votre indemnisation, dans la limite de votre quota annuel disponible